L’Amanite est un court roman, le premier d’Astrid hie-Desgranges, libraire et artiste peintre. Nous suivons les pensées de  Délia Trémens, une jeune femme de trente ans incarcérée pour avoir commis 5 meurtres, ainsi que les comptes-rendus de sa psy.

Voilà un roman qui sort de l’ordinaire, et c’est avant tout ce qui m’a plu. J’ai avalé la centaine de page qui le constitue en une heure à peu près. Très facile et agréable à lire, mais avant tout très dérangeant. Dérangeant de voir une femme à la fois très intelligente et cultivée mais aussi complètement déséquilibrée, avec des repères bouleversés, n’éprouvant aucun remord pour ces meurtres commis avec une violence extraordinaire. Au contraire, ils lui paraissent totalement justifiés, chaque fois en légitime défense, par des raisons que le lecteur trouvera complètement absurdes, mais dont Délia est totalement convaincue.

Ce livre fait un constat, mais n’explique rien, et c’est aussi ce que j’ai apprécié. L’auteur ne nous plonge pas dans l’analyse de Délia, elle met très peu de mots « psy » sur ses symptômes, ce qui aurait pu être intéressant mais aurait aussi très alourdi le roman. Il est très bien comme ça. Par contre, sur la 4e de couverture l’éditeur parle d’humour noir, je n’ai rien vu, mais peut-être ne suis-je pas très douée côté humour. Pour moi ce côté noir, certes complètement extravagant, n’est pas vraiment décris avec humour, mais passons, chacun son ressenti. Je recommande ce roman, mais à ne pas mettre entre toutes les mains …

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