novembre 2012


Coucou tout le monde !

Je suis désolée je n’arrive plus du tout à passer sur les blogs depuis 3 semaines. J’ai du mal à me faire au nouveau rythme du boulot qui est bien crevant et à côté je n’ai pas trop de temps « libre » ces temps-ci car je fais aussi pas mal de choses côté perso.

Je profite du temps que j’ai pour remonter mes mails, y’en a 200 ! Je commence par les perso, a priori plus urgents, et je finirai par les blogs. Alors en attendant de repasser chez vous, voilà quelques photos du dernier dessin que j’ai terminé il y a quelque temps déjà.

A très vite j’espère !

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J’ai lu ce livre dans le cadre des Matches de la rentrée littéraire (dont j’avais présenté le principe ici) et je remercie vivement PriceMinister de me l’avoir envoyé. Je rappelle que dans ce cadre je dois donc publier mon avis et mettre une notre à ce livre.

Quatrième de couverture :

Bienvenue à Pagford, petite bourgade en apparence idyllique. Un notable meurt. Sa place est à prendre…
Comédie de moeurs, tragédie teintée d’humour noir, satire féroce de nos hypocrisies sociales et intimes, ce premier roman pour adultes révèle sous un jour inattendu un écrivain prodige.

Mon avis

J’attendais avec impatience l’arrivée de ce roman dans ma boîte aux lettres et j’ai lu les sept cent pages en quelques jours. Je retrouve avec plaisir le style narratif de J.K. Rowling, très agréable, fluide mais précis. Avec une pointe d’humour par-ci, une pincée de sarcasme par-là, un zeste de tendresse, J.K. Rowling est à l’aise dans tous les registres, comme d’habitude.

Par contre, là où le bas blesse pour moi, c’est l’histoire. Cette comédie de moeurs m’a finalement assez peu intéressée, très peu touchée, quoi que un peu « travaillée » vers la fin tout de même. Certes, le but était bien de montrer l’être humain dans tous ces états, et surtout dans son égoïsme le plus total, ce qui est un pari largement réussi, mais j’y ai trouvé assez peu d’intérêt.

Les personnages sont très caricaturaux, avec des comportements et modes de pensées poussés à l’extrême, peu réalistes, dont il est difficile de se rapprocher. D’abord le mort : le généreux par excellence, le défenseur de la veuve et de l’orphelin, un autre abbé Pierre ou Mère Térésa. Puis s’en suivent la famille bourgeoise conservatrice étriquée, la mère junkie complètement paumée, le fonctionnaire angoissé, le père violent, les ado rebelles, et j’en passe. La bourgade même de Pagford parait exister complètement hors du temps, dans un irréalisme total,  très très loin de notre monde, du moins du mien.

Le sujet : une place à prendre. La course-poursuite pour un siège au conseil paroissial avec les enjeux politiques que cela implique. Un fil conducteur qui m’agace finalement, assez peu différent des nouvelles entendues à la radio ou à la télévision. Mais je conçois que ceci soit très personnel.

Finalement ce qui m’a plu dans ce livre fut de suivre les pérégrinations des adolescents de la bourgade, souvent amusantes, parfois tragiques, mais qui m’ont un peu plus marquées car on comprend bien qu’ici elles sont (malheureusement) très liées aux histoires des adultes. Ce sont les adolescents qui payent les pots cassés de l’égoïsme des adultes en fin de compte …

Je me suis tout de même laissée porter par l’écriture de J.K. Rowling et la lecture n’en est pas moins demeurée agréable. La note que je mets à ce livre est donc un 14/20.

challenge album

Ce week-end c’était le Salon du Livre dans ma ville. Différents thèmes abordés : le Maroc, la jeunesse et les sports.  Nous avons eu droit à la présence d’un invité de marque : Tahar Ben Jelloun, venu à la fois présenter son dernier roman, Le bonheur conjugal, et nous parler de son pays le Maroc (et notamment des révolutions arabes).

Ne pouvant pas tout voir, j’ai pour ma part assisté à la conférence sur son livre, et je dois dire que je ne le regrette pas. Je n’ai encore rien lu de cet auteur, mais je l’ai trouvé formidable. Il était à la fois très drôle avec sens de la répartie très bien maîtrisé, et vraiment captivant.

Un certain nombre de sujet ont été abordés : le couple, conjugalité / amour, les différences culturelles et sociales, l’exogamie, la haine, la condition de la femme, celle de l’artiste, etc. Tahar Ben Jelloun nous a expliqué en toute simplicité comment il avait construit son livre, ce qu’il avait voulu explorer, et comment il avait voulu parler de son pays avec ce sujet on ne peu plus universel et grandement d’actualité.

La conférence a duré quarante-cinq minutes environ, avec dix minutes de questions du public. Une seule chose m’a déçue dans ce salon : le nombre de livres à vendre très insuffisant, ce qui fait que je n’ai pas pu acheter Le bonheur conjugal pour me le faire dédicacer. Je ne voulais pas l’acheter avant la conférence car je ne savais pas si ça me plairait, mais j’aurais dû. Je trouve que c’est très moyen de la part des organisateurs du salon d’avoir prévu si peu de livres d’un invité de marque comme celui-ci, ça me paraissait évident qu’ils allaient se vendre comme des petits pains … Tant pis, je ne l’achèterai pas du coup, je l’emprunterais sans doute à la bibliothèque (petit caprice de petite fille, mais tant pis).

Islande, au commencement du livre, la narratrice (on ne connaît pas son nom) divorce, gagne des millions au loto et reçoit un chalet de vacances comme premier prix d’une tombola d’une association de sourds et malentendants. Chance ou malchance ? Tous ces éléments vont la décider à changer de vie. Parcourir  son pays,  partir à la recherche d’elle-même, cette femme que finalement elle ne connaît pas et qu’elle ignore depuis des années, des années sans saveurs en fin de compte. La voilà partie, sous des pluies diluviennes, accompagnée par Tumi, garçonnet de quatre ans, malentendant, malvoyant, fils de son amie Audur, coincée à l’hôpital pour cause de grossesse à risque.

J’avais mis beaucoup d’espoir dans la lecture de ce roman qui s’avérait très prometteur, pour en fin de compte être plutôt déçue. J’ai vraiment accrochée aux cent dernières pages du livre qui en compte quatre cent. C’est un peu maigre. Le thème principal me plaisait beaucoup pourtant : le voyage à la recherche de soi. Pour moi ce roman manque de consistance, et m’a donné l’impression que le sujet était traité de très haut, très loin. Pas d’émotion, rien, je suis restée de marbre pendant les trois cent premières pages.

Peut-être est-ce à cause de la froideur et de la distance de la narratrice, caractéristique de son personnage au début du roman ? Mais c’est la narratrice quand même, alors si on ne peut rien ressentir à travers ses mots, par où doit-on passer ? L’auteur aurait-elle pu faire autrement, pour nous offrir des émotions ? Et je me dis que même à travers cette froideur j’aurais quand même pu ressentir des choses, mais les mots n’étaient pas là. J’ai trouvé que l’écriture restait très vague, se contentait de décrire beaucoup de faits, sans approfondir les ressentis qui y étaient liés. J’ai trouvé le vocabulaire pas assez bien choisi, pas assez précis, assez pauvre au final, seulement dans le descriptif, et tout cela ne m’a pas permis de rentrer dans le roman, je suis restée la lectrice qui tient le livre entre ses mains, et qui regarde les pages d’en haut.

J’ai vu du mieux à la lecture des cent dernières pages, justement parce-que la narratrice s’ouvre je pense, mais ça reste faible tout de même. En fin de compte, je n’ai pas bien saisie ce qu’elle avait trouvé, si elle était satisfaite ou non, dans quelle mesure avait-elle changée ? Quel était son ressenti ? Bien sûr ça se voit quand même, à ses comportements, mais j’aurais aimé en savoir d’avantage, et encore une fois elle ne se livre pas. Pudeur ? Je ne sais pas, mais même avec pudeur il est possible de faire sortir des sentiments, des mots, en catimini. Ce que je n’ai malheureusement pas vu ici.

Déçue donc, je me répète, pour un livre qui aborde le thème de la connaissance de soi je l’ai trouvé trop peu travaillé, pas à mon goût en fin de compte. Mais ce n’est que mon avis, et peut-être que vous aimerez. Je ne vais pas déconseiller ce livre, parce-que je pense que le plaisir que l’on prend ou non à sa lecture dépend de la sensibilité de chacun.

J’inscris ce livre dans le challenge 1% de la rentrée littéraire 2012 de Hérisson.

challenge album