décembre 2012


Quatrième de couverture :

La Guadeloupe, 1980. Dans une île travaillée par les tensions sociales et raciales, on découvre le cadavre d’un riche « Blanc pays » nommé Raymond Calais. La gendarmerie arrête un ancien bagnard qui, après quarante ans passés à Cayenne, est rentré depuis peu dans son île natale. Il s’agit sûrement d’une histoire de terres volées au vieux Guadeloupéen car le pouvoir ne saurait envisager la thèse d’un crime politique, surtout à huit mois des élections présidentielles.

Fraîchement débarquée à Pointe-à-Pitre, la juge Anne-Marie Laveaud croit à la justice républicaine. Mais très vite, Békés, Métropolitains, Noirs et Indiens lui font comprendre que la Guadeloupe, ce n’est vraiment pas la France…

Dans son premier roman écrit directement en français, Timothy Williams brosse un portrait lucide et fouillé du « département 97-1 », cette Guadeloupe où il habite depuis plus de trente ans.

Mon avis :

J’ai lu ce livre dans le cadre de l’opération Masse critique de septembre organisée par Babelio. Je remercie donc Babélio ainsi que les éditions Payot-Rivage de m’avoir permis de lire ce livre.

J’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce roman policier dont l’intrigue se situe dans un cadre historique très particulier : celui de la situation de la Guadeloupe en 1980, aux portes d’une potentielle rébellion contre la France coloniale. Plus que l’enquête en elle-même, j’ai apprécié découvrir une île que je ne connaissais pas du tout, avec sa culture, ses coutumes, son état d’esprit. J’ai beaucoup voyagé au fil des pages. J’ai particulièrement apprécié la richesse du texte, les détails apportés sur le contexte, l’environnement, les paysages, ainsi que les différentes ethnies vivant sur l’île et leurs relations : les noirs, les békés, les indiens, les mulâtres. L’auteur a su rendre ce récit vivant, le personnage principal, Anne-Marie, attachant, et m’a donc naturellement captivée jusqu’à la fin.

Ce que j’ai le moins apprécié finalement, c’est l’enquête, un peu trop « fouillis » pour moi (au point que j’ai été plusieurs fois perdue) et qui se termine, à mon avis, en queue de poisson. Une chute un peu trop rapide à mon goût, avec des passages volontairement omis par l’auteur qui ont contribué au flou de l’histoire et qui ne m’ont pas aidé à comprendre tous les tenants et aboutissants de l’enquête. Peut-être aurais-je mieux compris si j’eusse été au fait de tous les évènements de cette époque là, mais c’est dommage de cantonner la compréhension de l’histoire aux lecteurs avertis, dommage pour les novices comme moi.

Une fin un peu précipitée, dont l’unique but, à mon avis, était de montrer que finalement c’est la corruption qui gagne face à la justice en Guadeloupe, et qu’en cela l’île est différente de la métropole. Cette affirmation est répétée tout le long du roman, et à chaque fois Anne-Marie y répond avec son idéal de justice. Et pourtant … Même la personne la plus éprise de justice n’a comme seul choix final que celui de se soumettre à se système pour sauver sa peau … Amertume .. Mais peut-être est-ce le lot des Guadeloupéens à cette époque là.

C’est parti ! 🙂

C’est Arieste qui propose ce marathon de Noël, merci à elle. Merci aussi à Catherine chez qui j’ai découvert ce marathon. Qu’est-ce qu’un marathon de lecture ? Il s’agit de lire le plus longtemps possible. Il existe plusieurs catégories de temps de lecture, toutes les infos sont chez Arieste ici.  Pour ma part, je me suis inscrite en catégorie libre. Je vais commencer à lire en milieu d’après-midi, vers 16h-16h30 je pense. Je vais d’abord terminer le livre que je dois lire pour Babélio dans le cadre de l’opération masse critique de septembre : Un autre soleil, de Timothy Williams. Je m’arrêterai pour écrire ma critique. Ensuite je pense enchaîner avec Le philosophe qui n’était pas sage, de Laurent Gounelle, un roman plutôt facile à lire je pense. Pour la suite on verra, je mettrai l’article à jour au fur et à mesure.

Bonne lecture à toutes et tous !

Edit de 16h43 : je suis prête ! Après avoir joué à la balle rebondissante avec Misty, je me suis fait un thé et je peux attaquer sur le canap, un plaid sur les genoux (et peut-être le minou s’il vient me rejoindre). J’en suis à la page 218 d’Un autre soleil, il y en a 410.

Edit de 21h30 : ça y est, j’ai terminé Un autre soleil à 21h. On vient de manger mais je ne vais pas me remettre à lire car mon amoureux est là et on va regarder des séries. Je reprendrais demain. Bon courage à celles qui doivent tenir jusqu’à 22h, plus qu’une demi-heure.

Edit de dimanche à 19h15 : il ne m’aura malheureusement pas été possible de lire aujourd’hui dans la journée, je suis un peu dégoûtée mais tant pis, c’est comme ça. Je commence quand même maintenant Le philosophe qui n’était pas sage de Laurent Gounelle.

Edit de 00h17 : je viens de terminer Le philosophe qui n’était pas sage (un livre horrible au passage). Un livre qui fait 320 pages. Donc au total j’aurais lu pour ce marathon 512 pages.

Encore merci Arieste pour l’organisation  🙂