février 2013


Quatrième de couverture :

Arrivé à un âge où presque tous ceux qu’il aimait sont loin ou disparus, Andrew Blake n’a même plus le cœur à orchestrer ses blagues légendaires avec son vieux complice, Richard. Sur un coup de tête, il décide de quitter la direction de sa petite entreprise anglaise pour se faire engager comme majordome en France, pays où il avait rencontré sa femme. Là-bas, personne ne sait qui il est vraiment, et cela lui va très bien.
Mais en débarquant au domaine de Beauvillier, rien ne se passe comme prévu… Entre Nathalie, sa patronne veuve aux étranges emplois du temps ; Odile, la cuisinière et son caractère aussi explosif que ses petits secrets ; Manon, jeune femme de ménage perdue ; Philippe, le régisseur bien frappé qui vit au fond du parc, et même l’impressionnant Méphisto, Andrew ne va plus avoir le choix. Lui qui croyait sa vie derrière lui va être obligé de tout recommencer…

Mon avis :

Voilà le deuxième roman « léger » de Gilles Legardinier. J’ai encore une fois pris beaucoup de plaisir à le lire. En vérité je l’ai lu d’une traite, en cinq heures, sans m’arrêter. Je n’ai pas pu le lâcher et j’ai terminé à trois heures du matin.

Comme son premier roman (Demain j’arrête !, mon avis ici), nous avons là un bon divertissement. Il ne s’agit pas de grande littérature, mais c’était tout de même très plaisant. Ecriture fluide, très facile à lire, avec toujours beaucoup d’humour et de tendresse. Encore une fois j’ai trouvé les personnages très attachants, peut-être encore plus cette fois-ci. Trois générations sont  représentées, chacun a son histoire, et avec sa petite expérience, a beaucoup à apporter aux autres : les plus vieux aux plus jeunes mais aussi les plus jeunes aux plus vieux. J’ai été particulièrement touchée par le personnage d’Andrew, qui n’attend plus rien de la vie, et qui a pourtant encore tant à donner. Ce roman m’a amenée à m’interroger sur ma propre vie. Je me suis demandé quel regard je porterais sur mon parcours à son âge, 66 ans. Serais-je satisfaite de ma vie ? Aurais-je beaucoup de regrets ? Avec ce livre, en toute simplicité, sans fioriture, Gilles Legardinier nous apprends à profiter de chaque instant, avec les personnes qui comptent pour nous. Il nous livre là encore une belle démonstration d’altruisme et de générosité.

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Quatrième de couverture :

La forêt tropicale semblait retenir son souffle dans la chaleur moite du crépuscule. Assise devant sa hutte, Elianta tourna les yeux vers Sandro qui s’avançait. Pourquoi ce mystérieux étranger, que l’on disait philosophe, s’acharnait-il à détruire secrètement la paix et la sérénité de sa tribu ? Elle ne reconnaissait plus ses proches, ne comprenait plus leurs réactions… Qu’avaient-ils fait pour mériter ça ? D’heure en heure, Elianta sentait monter en elle sa détermination à protéger son peuple. Jamais elle ne laisserait cet homme jouer avec le bonheur des siens.
Un roman captivant, plein d’humour, de sens et de suspense. Une histoire surprenante qui cache une subtile remise en cause de notre société.

Mon avis :

J’ai lu ce livre dans le cadre du marathon d’automne organisé par Arieste. Voilà enfin ma chronique, que j’inscris également au Challenge 1% de la rentrée littéraire organisé par Hérisson.

Je suis bien embêtée car je ne saurais donner un avis tranché sur ce roman.

J’ai trouvé l’histoire horrible, et c’est avec une boule au ventre permanente que j’ai lu chaque page de ce livre. Il ne s’agit ni plus ni moins que d’être spectateur de la lente descente aux enfers de tout un peuple,  sous le regard d’un bourreau prenant un malin plaisir à le rendre malheureux. Bien sûr, comme dans chacun de ses romans, Laurent Gounelle met en scène une histoire pour nous faire passer un message  sur la vie, ou plutôt sur la façon de vivre, de bien vivre, cette vie qui nous est accordée. On peut dire que cette fois il a frappé fort. Voulait-il choquer pour mieux faire réagir le lecteur ? Était ce nécessaire ? Toujours est-il que c’est ce choix là qu’il a fait, et que ça m’a beaucoup dérangée.

Par ailleurs, l’écriture reste agréable à lire, pas très compliquée, mais je pense qu’il le faut pour que le lecteur reste accroché jusqu’au dernier mot de la dernière page. Cela permet également de toucher un large public, et c’est quand même le but de ce type de roman.

Malgré mon dégoût   je ne saurais déconseiller ce livre. C’est une lecture qui m’a fait réfléchir, qui me permet de faire le parallèle avec ma propre vie, et que je garderai en mémoire un moment, peut-être plus que L’homme qui voulait être heureux finalement.

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J’ai été tagguée par Catherine sur mes habitudes de lecture. Me voilà donc à répondre à vingt questions. Merci Catherine !

1. Es-tu une acheteuse compulsive de livres ?

Oui et non. En fait, je le serais si je ne savais pas me résonner. Mon rêve depuis toute petite est d’avoir une immense bibliothèque, et j’ai souvent envie de tout acheter quand je rentre dans une librairie. Mais je me retiens, enfin j’essaie, ça dépend des fois. Comme Catherine je fais quand même attention à mon budget et à la place dont je dispose.

2. À quelle fréquence achètes-tu des livres ?

Il n’y a rien de plus variable. Ca dépend vraiment des moments. En général je fais tout de même deux commandes par an au Club de l’actualité littéraire, de 5 ou 6 livres par commande. Ensuite, ben ça dépend si je prends le temps ou non de flâner dans les rayons des libraires. J’en achète moins d’un par mois, mais je fonctionne plutôt par vague et quand j’achète, j’en prends plusieurs.

3. As-tu une librairie favorite ?

Quand j’étais étudiante à Bordeaux j’aimais beaucoup la librairie Mollat, très grande, avec des experts pour chaque rayon, ce qui permettait d’être bien conseillé. Je la trouvais agréable et je m’y sentais bien. Là où j’habite actuellement, aucune librairie ne me convient, je n’arrive à me sentir bien nulle part, c’est bien dommage.

4. Fais-tu tes achats livresques seule ou accompagnée ?

Plutôt seule, uniquement pour pouvoir prendre tout mon temps, parfois des heures, sans avoir le problème d’ennuyer quelqu’un, ou de se demander si la personne qui m’accompagne en à marre ou pas. Mais il m’arrive aussi parfois d’y aller avec quelqu’un, mais dans ce cas j’y reste moins longtemps.

5. Librairie ou achats sur le Net ?

Les deux, déjà parce-que comme indiqué en 3, je n’ai pas de librairie coup de cœur chez moi, et aussi parce-que je me suis abonnée il y a quelques années au Club de l’actualité littéraire, que j’aime beaucoup leur revue mensuelle, et que leur système de points me permet d’avoir des livres gratuits. Et puis j’achète assez peu de livres de poche, j’aime les gros livres, qui font joli dans la bibliothèque, mais comme ce n’est pas donné, j’emprunte aussi à la médiathèque.

6. Vers quels types de livres te tournes-tu en premier ?

Les romans, sans hésiter. Littérature classique, roman policier, fantaisie, littérature contemporaine (ce qui est assez nouveau pour moi, il y a trois ans, je ne lisais que du classique et des polars et j’avais un a priori énorme sur la littérature contemporaine, je pensais que l’écriture n’était absolument pas travaillée, et je cherchais plutôt le style de Zola, Sweig, Hugo et compagnie, finalement j’ai appris à l’apprécier).

7. Préfères-tu les livres neufs, d’occasion ou les deux ?

Comme Catherine, je préfère les livres neufs. J’aime leur odeur, j’aime être la première à lire un livre, et je n’aime pas trop les livres jaunis, même si j’aime beaucoup l’odeur des livres d’occasion.

8. Qu’aimes-tu dans le shopping livresque ?

C’est très difficile à expliquer, il y a une sortie d’excitation qui me parcourt quand j’achète des livres, je me projette en train de les lire, et je m’imagine le plaisir que je vais y prendre. J’aime aussi les découvertes, parcourir les rayons au hasard être attirée par un titre, une couverture, et découvrir des œuvres qui m’étaient inconnues.

9. Te fixes-tu une limite d’achat par mois ?

Pas de limite spéciale sur l’achat de livre, mais une limite sur mon budget loisir. J’aime beaucoup beaucoup de choses en plus de la lecture (dessin, photo, carterie, broderie, théâtre, musique, etc.), donc il faut savoir choisir et se restreindre. J’essaie aussi de mettre de l’argent de côté. Donc ça varie chaque mois en fonction de mes autres dépenses.

10. À combien s’élève ta wish-list ?

Je n’en ai pas. J’ai envie de plein de livres bien sûr, mais je sais aussi que je ne lis pas assez pour tous les lire, alors plutôt que d’être frustrée en regardant une liste trop longue, ou de me fatiguer à parcourir trop de lignes, je préfère faire confiance à ma mémoire pour me souvenir de ce que j’ai vraiment envie de lire, et je fais confiance au hasard et aux rencontres pour mettre d’autres titres entre mes mains. Parfois je note quand même quelques titres dans Babélio lorsque je veux vraiment m’en souvenir, mais pas des masses, je trie.

11. Cite 3 livres que tu veux TOUT DE SUITE !

C’est très dur comme question, mes envies changent tout le temps ! Chaque fois que j’ai des livres sous les yeux je me dis « celui-là je le veux ». Là, vu que je n’ai que mon ordinateur à portée, je ne sais pas, rien ne me vient, pourtant il y en a plein.

12. Pré-commandes-tu tes livres ?

Non, parce-que je trouve que ça n’avance pas  grand-chose. Si je veux avoir un livre le jour de sa sortie, je vais l’acheter en librairie.

13. Pourquoi un tel pseudo/nom de blog ?

IMG_0071Misty est le nom de mon chat, et comme je ne voulais pas lui piquer son nom, j’ai rajouté Miaou, parce-que je trouvais que ça faisait mignon. J’ai un autre pseudo sur le net, qui a une autre histoire, mais je ne voulais pas l’utiliser car il est connu de beaucoup de personnes, et en créant mon blog, je ne voulais pas trop que des personnes non désirée viennent lire mon blog.

14. Parles-nous de ton prof préféré.

Je n’ai pas eu un prof préféré, mais plusieurs. Ma prof d’italien au lycée, mon prof de math de 3e, ma prof d’anglais de seconde, quelques profs à la fac et à l’école d’ingé. Tous des personnes passionnées, et pédagogues surtout.

15. Parles-nous de ton premier concert.

Pas grand-chose à en dire. J’avais 12 ans je crois, j’étais avec ma cousine et ma tante. On était allé voir le groupe qui faisait le tube de l’été et qui passait dans la journée.

Mon vrai premier concert est celui où j’ai découvert Aldebert à un festival, j’avais 18 ans, j’ai adoré, c’était génial, et depuis c’est mon chanteur favori.

16. Quel est ton endroit préféré au monde ?

Je ne sais pas, je n’ai pas beaucoup visité le monde. Pour l’instant, dans ce que j’ai vu, j’ai adoré la Bretagne, avec sa campagne, l’océan, les falaises, la nature, et les crêpes ! 😀 J’aimerais beaucoup aller en Nouvelle-Zélande, peut-être l’année prochaine. J

17. Un endroit que tu aimerais visiter ?

Ah bien tiens, je viens de répondre juste au-dessus ! ^^

18. Parles-nous de quelque chose qui te rend complètement folle en ce moment.

Ne pas arriver à prendre le temps de me poser, de ne rien faire, je suis toujours en train de courir, sans savoir m’arrêter. Je ne sais pas faire …

19. Si tu pouvais posséder instantanément quelque chose, rien qu’en claquant des doigts, qu’est-ce que ce serait ?

Une santé d’enfer, qui me fait bien défaut en ce moment, ou la bonne façon de prendre soin de moi et de mon entourage.

20. Qui tagues-tu ?

Je vais tagguer celles et ceux qui n’ont pas encore répondu aux questions et qui en ont envie ! Mais comme ça fait longtemps que ce tag a tourné je ne nomme personne.


Quatrième de couverture :

« C’est étrange comme il suffit d’un rien pour qu’une vie se désaccorde, que notre existence, tellement unique, si précieuse, perde son harmonie et sa valeur. »

Quand Suzanne vient dans la maison de Serge à Montmartre, il ne la remarque pas. Elle accorde le piano de son fils. Elle est mariée, lui aussi, et à 60 ans il a ce dont rêvent les hommes : un métier rentable, une jeune femme parfaite, deux beaux enfants. Pourquoi soudain recherche-t-il Suzanne qui n’est ni jeune, ni belle, et apparemment ordinaire ? Pourquoi va-t-il lui confier un secret d’enfance dont il n a jamais parlé et qui a changé le cours de sa vie ?

Pour évoquer la passion naissante, les vérités enfouies et coupables, l’absence, le désir et les peurs, Véronique Olmi décline avec subtilité, en musique douce, juste et fatale, ces moments clefs où les vies basculent et cherchent désespérément la note juste.

Mon avis :

Subtilité, musique douce, juste et fatale ? Je n’ai malheureusement rien vu de tout ça. Je m’attendais vraiment à une histoire très fine, subtile justement, qui sorte des sentiers battus. Je n’ai vu qu’une histoire assez banale qui tombe dans tous les clichés. L’homme froid et distant qui cache un lourd secret, la famille bourgeoise qui s’ennuie, la femme des quartiers populaires qui vient bouleverser l’équilibre établi.

S’ajoute à tout ça une écriture très facile, un vocabulaire très courant, qui fait de ce roman quelque chose de très plat en fin de compte. Le seul avantage étant celui de se lire très vite. Heureusement car je me serais presque ennuyée.

Je vais quand même nuancer mes propos, car ce n’est pas une catastrophe non plus, et d’autres aimeront. Si j’avais attendu moins de ce roman, je l’aurais sans doute un peu plus apprécié. Cela reste un livre facile à lire qui peut permettre de passer un bon moment, selon les goûts de chacun.

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