Bonjour tout le monde !

J’espère que vous allez tous bien. Ça fait un petit moment que je n’ai pas écrit ici, je n’ai pas trop eu accès à l’ordinateur. Et puis il y a eu de grands changements dans ma vie.

Je vous avais parlé des humains qui vidaient les placards pour tout mettre dans des cartons. Je ne vous avez par contre pas raconté qu’un dimanche j’ai eu la peur de ma vie. Dans l’appartement ma maîtresse et lui faisaient des cartons. Ça faisait beaucoup de bruit, il y avait des crissements de scotch, et puis ils se déplaçaient dans tous les sens, j’étais perdu. Comme j’avais peur, je m’étais réfugié sur le balcon, sur le rebord de la fenêtre de la cuisine. Puis tout d’un coup ma maîtresse est sortie, ça m’a tellement surpris que j’ai fait un bon au dessus de sa tête, je me suis cogné contre la rambarde du balcon, et j’ai atterri dans la pelouse en contrebas (sur mes pattes bien sûr).  Si vous saviez comme j’ai eu peur ! Et ma maîtresse aussi. Heureusement que nous n’étions qu’au premier étage. Je n’ai rien eu, pourtant le choc contre la rambarde a été assez fort, j’ai eu beaucoup de chance. Les fois d’après ils ont fait beaucoup plus attention en faisant des cartons.

Le samedi 5 avril, il y avait des cartons partout dans l’appartement. Ils se sont levés tôt, ont enlevé le lit de la chambre, y ont mis mon panier, ma gamelle, mes jouets, et m’ont enfermé à l’intérieur ! Je n’étais pas content du tout, j’ai essayé d’ouvrir la porte plusieurs fois mais c’était fermé à clefs. Puis j’ai entendu beaucoup de bruit, beaucoup de monde parler (ils étaient 16 apparemment), et puis encore beaucoup de bruit de choses qu’on déplace. Puis un peu moins, puis plus rien ! Je suis resté tout seul toute la journée sans bruit, sans personne ! J’en avais un peu marre. Puis le soir tard ils sont revenus. Ils ne m’avaient pas abandonné ! Quand elle m’a maîtresse a ouvert la porte j’ai voulu faire le tour de l’appartement pour voir ce qui se passait mais elle m’en a empêché. Elle m’a attrapé et m’a mis de suite dans la cage de transport, après seulement une ou deux caresses.  Il faut dire que l’appartement vide était affolant, elle ne voulait pas que j’ai trop peur. Ensuite nous sommes partis en voiture, j’ai hurlé, je déteste la voiture, mais pour une fois je n’ai pas fait pipi dans la cage. Le calvaire a duré 20 minutes tout au plus. Ensuite nous sommes arrivé dans une maison. Ma maîtresse a d’abord déposé la cage sur la table du salon et m’a laissé regarder un peu, mais comme je hurlais toujours elle a fini par ouvrir la porte. D’abord je me suis caché sous la table, pendant 10 minutes. Je ne connaissais pas ici. Puis j’ai vu qu’ils restaient là, avec moi, je n’étais pas tout seul. Alors j’ai visité, partout, le moindre recoin ! Ça a duré longtemps, bien une heure. Quand ils ont vu que j’allais mieux ils sont allé se coucher.Et petit à petit je me suis habitué.

Pendant une semaine je n’ai pas eu le droit de sortir, mais quand ils ont vu que je me sentais bien dans la maison ils ont ouvert. Et là c’était vraiment chouette. Il y avait un jardin, avec de l’herbe, un arbre, un muret. Au début je suis resté dans le jardin, mais quand j’ai eu tout vu je suis parti me promener. Et maintenant je vais dehors, c’est drôlement bien, même si j’aime revenir à la maison pour faire des câlins aux humains, pour manger et dormir. Et voilà ma nouvelle vie, après beaucoup de peurs, je suis content.

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