novembre 2013


Tout d’abord je remercie grandement Oliver Moss et PriceMinister de m’avoir permis de participer aux matches de la rentrée littéraire pour la deuxième année consécutive. Pour ceux qui ne connaissent pas, je vous renvoie vers mon article de l’année dernière ici et vers l’article de cette année sur le blog de PriceMinister.

L’année dernière, j’avais choisi Place à prendre de J.K Rowling (voir l’article ici).

Cette année, au lieu de me diriger vers mon genre de lecture habituel, j’ai choisi Danse noire de Nancy Huston.

Quatrième de couverture :

Sur un lit d’hôpital, Milo s’éteint lentement. A son chevet, le réalisateur new-yorkais Paul Schwarz rêve d’un ultime projet commun : un film qu’ils écriraient ensemble à partir de l’incroyable parcours de Milo.

Dans un grand mouvement musical pour chanter ses origines d’abord effacées puis peu à peu recomposées, ce film suivrait trois lignes de vie qui, traversant guerres et exils, invasions et résistances, nous plongeraient dans la tension insoluble entre le Vieux et le Nouveau Monde, le besoin de transmission et le rêve de recommencement.

Du début du XXe siècle à nos jours, de l’Irlande au Canada, de la chambre sordide d’une prostituée indienne aux rythmes lancinants de la capoeira brésilienne, d’un hôpital catholique québecois aux soirées prestigieuses de New York, cette histoire d’amour et de renoncement est habitée d’un bout à l’autre par le bruissement des langues et l’engagement des cœurs.

Film ou roman, roman d’un film, Danse noire est l’oeuvre totale, libre et accomplie d’une romancière au sommet de son art.

Mon avis :

Je considère que les partenariats sont l’occasion de découvrir de nouveaux livres, univers, styles …Et bien, on peut dire que dès les premières pages, j’ai su que je n’allais pas aimer ce livre. Je n’ai pas du tout aimé le style d’écriture de Nancy Huston, très familier, souvent vulgaire. Certes, le style va avec l’univers, il était très certainement nécessaire à l’histoire puisqu’il s’agit d’un personnage qui parle et non l’auteur qui raconte, mais ça m’a complètement rebutée. Vraiment, avec ce style-là, malgré moi, je n’y arrive pas.

Ensuite, l’histoire est présentée de manière complètement décousue, en suivant l’évolution de plusieurs personnages à des époques différentes. Certes les liens se font au fur et à mesure, mais le début est rude, heureusement qu’en début de chaque chapitre sont indiqués l’année et le personnage dont on parle. Cela a constitué pour moi une difficulté supplémentaire mais je comprends que cela ait pu plaire à certains.

La dernière difficulté, qui n’en a pas été une pour moi, mais qui peut décourager certains lecteurs, est la profusion de dialogue écrits en anglais. Ça ne m’a pas trop gênée, et je ne me rendais pas toujours compte du passage d’une langue à l’autre, mais j’imagine que ça peut ralentir la lecture d’un bon nombre de personne qui ont besoin d’aller lire la traduction au bas de chaque page.

L’histoire m’a finalement assez peu intéressée, peut-être parce-qu’elle est faite d’un monde de violence en premier lieu, où j’ai eu l’impression que s’enchaînaient les épisodes cruels, trop précisément décris. Mais elle est aussi très dense, avec beaucoup de détails (comme le dit parfois aussi le narrateur), et comme il y a beaucoup de choses à raconter, il manque peut-être un peu de psychologie et d’émotion (j’avoue, j’y suis particulièrement attachée). Peut-être que cela est également dû au contexte, le narrateur écrivant le scénario d’un film, il se concentre sur les faits.

Je me suis forcée à lire jusqu’à la moitié du livre. Dans le bus notamment, dans un moment où je ne peux rien faire d’autre, c’est pour dire (à la maison ce n’était même pas la peine d’y penser). Et puis il y a eu un passage violent de plus, et je me suis dit que je ne pouvais pas en supporter d’avantage, j’ai décidé d’arrêter là ma lecture. Un peu à regret car j’aurais aimé connaître tous les liens entre les personnages, et comprendre comment s’était construit Milo, le personnage principal, le seul auquel j’ai réussi à m’attacher, mais c’en était trop pour moi. Je pense que ce livre peut être très intéressant et plaire à d’autres personnes, mais il n’était tout simplement pas fait pour moi. Je ne regrette quand même pas d’avoir essayé. Parce-qu’il faut mettre une note (je suis toujours bien embêtée pour le faire), je mettrais un 10/20. Je ne peux pas mettre en dessous même si je n’ai pas aimé car je suis convaincue qu’au bout le livre à un réel intérêt que je n’ai pas réussi à capter.

En ce moment, je suis à fond en mode bio et écolo. Alors vous verrez sans doute quelques articles sur le sujet. Aujourd’hui j’avais envie de vous parler du site Les tendances d’Emma.

Les Tendances d'Emma. EML Distribution

Ça fait un petit moment déjà que je sais que le coton (démaquillant entre autre) est une catastrophe écologique pour la planète, de part sa fabrication (qui utilise beaucoup de produits chimiques et de grosses quantités d’eau) mais aussi à cause de sa très lente biodégradation. Mais pour autant je ne savais pas par quoi le remplacer pour mon démaquillage. Et c’est complètement par hasard, en lisant la revue Clés, que je suis tombée sur un article qui parlait de l’initiative d’Emma.

Emma a eu l’idée de fabriquer des disques démaquillants lavables. Ils sont en coton bio, en molleton de coton bio, en eucalyptus ou encore en bambou. Elle a créé les kits Eco-belle, ou elle présente les cotons dans leur boite en bois ou dans leur trousse, accompagnés d’un filet de lavage pour ajouter les cotons à notre linge habituel quand nous faisons des machines. Rien de plus simple donc, et pas d’effort particulier à faire. Sans compter que même si le prix d’achat peut paraître élevé, comme chaque disque se lave au mois 500 fois, les économies sont là !

Et comme Emma fait très bien les choses, elle a créé un kit Eco-test beauté, composé de trois disques : un en bambou, un en eucalyptus, et un double face coton bio / molleton de coton bio. Ce kit permet de tester les différents type de tissus et de voir celui qui convient le mieux à chacun. Il est ensuite complètement remboursé sur la commande suivante (les frais de port aussi).

C’était exactement ce que je cherchais ! J’ai donc commandé mon petit kit, et j’ai bien fait car mon tissu préféré a été l’eucalyptus alors que je ne serais pas forcément partie sur celui-là au départ. Le tissu est très doux, plus qu’un coton classique, et absorbe moins mon eau micellaire, ce qui permet d’utiliser moins de produit. Le molleton de coton bio est aussi très bien à utiliser avec un lait démaquillant. Ensuite j’ai passé commande pour un kit éco-belle. J’ai également commandé une serviette en bambou.

Je tenais à vous parler de ce site car c’est un gros coup de coeur pour moi. J’y ai trouvé plein de bonnes idées, le site est joli, la livraison très rapide (2 jours !), et bien sûr j’aime les valeurs d’Emma. Notamment, pour la réalisation de ses produits elle fait appel a des détenus en réinsertion. Bref, si ça vous botte, ou même par simple curiosité, allez y faire un tour, c’est génial ! 🙂

Eco belle

 

Je remercie Babelio et les éditions Delachaux et Niestlé de m’avoir envoyé ce livre dans le cadre d’une opération Masse critique. C’était l’occasion d’en apprendre d’avantage sur un sujet d’actualité, qui divise, et de mieux en comprendre les enjeux.

Concernant la forme, ce petit livre est très bien fait. Un sommaire clair et détaillé, des chapitres courts et facile à lire ont fait de cet ouvrage mon meilleur ami dans les transports en commun. Je soulignerais également sa sobriété, ainsi que son petit format, très facile à transporter.

La forme servant les intérêts du fond, globalement, on peut dire que son but pédagogique est atteint. L’auteur se met à la porté de monsieur tout le monde, en expliquant avec des phrases simples les principaux axes de ce sujet : qu’est-ce-qu’une réaction nucléaire, les applications civiles, les applications militaires, les dangers, et enfin l’avenir du nucléaire. En 150 pages, il est difficile de rentrer dans les détails, les considérations resteront donc d’ordre général. Ainsi, il vaut mieux considérer ce livre comme une synthèse, qui ne conviendra pas à un lecteur averti cherchant à approfondir le sujet. Pour ma part j’ai appris un certain nombre d’informations, toutes étayées par des chiffres, ce qui est fort appréciable, mais aussi indispensable pour un document qui se veut objectif. Un autre point positif : l’auteur ne manque pas de souligner la limite de ces chiffres, soit en indiquant le manque de recul sur tel ou tel phénomène, ou bien en expliquant la difficulté de recenser certaines informations.

Cependant, deux ou trois points m’ont dérangés à la lecture de cet ouvrage.  Le premier étant l’explication de la réaction nucléaire. Etant de culture scientifique, j’ai étudié la physique nucléaire au lycée et à la fac, et ce n’est pas si loin. Pourtant j’ai eu beaucoup de mal à suivre les explications de Frédéric Denhez sur la fission nucléaire. Je les ai trouvées trop rapides, trop raccourcies, avec des comparaisons peu pertinentes. Cependant, une question se pose : cette explication est-elle comprise par quelqu’un qui ne connaît pas du tout la physique nucléaire ? Car on sait tous que la vulgarisation scientifique nécessite d’omettre un certain nombre de détails, qui rendent parfois les choses « fausses » et moins compréhensibles aux personnes qui connaissent le sujet.

Ensuite, j’aurais aimé que l’auteur cite les sources des chiffres qu’il avance, avec par exemple un petit numéro renvoyant à la bibliographie. Sinon, comment aller vérifier ces chiffres ? Comment savoir s’ils sont publiés par un organisme neutre, indépendant ? Le nucléaire est un sujet assez sensible pour que les chiffres soient manipulés par une quelconque organisation, pour ou contre d’ailleurs, afin de servir sa cause.

Dernier point négatif à mes yeux : il faut attendre la dernière page pour que Frédéric Denhez prenne parti. Du début à la fin (ou presque), il s’en tient à des faits et des chiffres, sans jamais donner son avis. Certes, c’était l’objectif de cet ouvrage, mais je trouve que ça manque un peu. J’aurais aimé qu’il commente un peu plus ces faits qu’il nous raconte. Heureusement la dernière page est là, afin de sensibiliser le lecteur à sa propre consommation énergétique et d’en peser toutes les conséquences. Ouf !

Enfin, le livre se termine par une bibliographie commentée par l’auteur, qui permet d’aller chercher l’information qui nous manque, selon un niveau de difficulté, c’est très bien fait !

Malgré les quelques points négatifs, j’ai beaucoup apprécié la lecture de ce petit livre très instructif, et je le recommande chaudement à tous les novices sur le sujet. Cette lecture m’a donnée envie de découvrir les autres essais publiés chez cet éditeur.

« Que vous aimiez Honoré de Balzac. ou les livres de la rentrée littéraire de septembre 2013.Tolstoï. ou Le Magasin des suicides., Babelio vous invite toute l’année à découvrir des critiques littéraires. ou des avis de lecteurs. en allant sur Babelio.com. »

C’est le week-end un jour en avance cette semaine, pour notre plus grand plaisir ! Je vous souhaite à tous et à toutes d’en profiter un maximum. Pour ma part, ça sera un week-end plutôt passé sous le signe du repos et de la détente, après une semaine difficile. Aujourd’hui nous allons nous occuper du jardin essentiellement. Je voudrais aussi ranger un peu la maison, remettre en ordre des choses qui traînent depuis longtemps. Et puis passer sur les blogs, lire, aller au cinéma. On verra selon l’humeur de chaque instant.

Et vous, qu’allez-vous faire ce week-end ?