Dans les salles obscures


Etant une grande fan de Tolkien et de toute son œuvre, ayant beaucoup aimé l’adaptation du Seigneur des Anneaux par Peter Jackson, c’est tout naturellement que je me suis précipité dans la salle de cinéma à la sortie du premier volet du Hobbit.

J’y suis allée avec un a priori majeur : pourquoi faire trois films de trois heures chacun pour adapter un livre de tout juste 300 pages ? Si ce n’est dans un but commercial ? Je ne me suis pas renseignée sur le sujet mais j’espère de tout cœur que ce n’est pas une initiative de Peter Jackson, mais plutôt un très mauvais choix de la New Line.

Je m’attendais donc à voir un film un peu longuet mais aussi magnifique et bien tourné que le Seigneur des Anneaux. Et c’est ce que j’ai vu. Etant fan, je ne peux pas ne pas aimer ce film. Certes c’est parfois long, certains passages ont été beaucoup trop développés à mon goût, les liens avec  Le Seigneur des Anneaux ont été un peu trop soulignés (même si l’initiative était bonne), le tout donnant une impression de remplissage des trois heures de temps du film plutôt que de pertinence des éléments choisis. Je me suis parfois demandé quand est-ce que le rythme allait s’accélérer, mais cela reste à mes yeux un très bon film de Peter Jackson.

J’y ai retrouvé la grande qualité des décors, des costumes, de la façon de filmer de Peter Jackson. J’ai également été très heureuse de constater la continuité des thèmes musicaux, avec par exemple le thème musical des hobbits déjà présent dans le Seigneur des Anneaux, avec le toujours très bon Oward Shore à la composition. Enfin, quel plaisir de retrouver les mêmes acteurs : le très grand Gandalf, les elfes majestueux que sont Galadriel et Elrond, le torturé Gollum, qui gardent la même essence, les mêmes expressions, le même cœur de personnalité incarné par chacun des acteurs déjà présents dans le Seigneur des Anneaux.

Globalement, je garde donc une bonne impression sur ce film et j’irai voir les suivants, mais je le déconseille aux personnes qui ne sont pas fan de Tolkien, elles risqueraient de s’ennuyer un peu.

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En grande fan de Woody Allen, je devais vous parler de son dernier film, que je suis allée voir hier soir.

To Rome with Love nous fait partir à la découverte de la ville éternelle à travers différentes histoires de personnages, de simples résidents ou de visiteurs pour l’été, mêlant romances, aventures et quiproquos. (Allociné)

Leopoldo Pisanello se réveille un matin à Rome harcelé par les media sans comprendre pourquoi. Jerry et Phyllis y rende visite à leur fille qui doit se marier à un syndicaliste, dont le père, croquemort, chante de l’opéra mais seulement sous la douche. Au même moment, Jack, un jeune architecte, tombe amoureux de Monica, la meilleure amie mythomane de sa fiançée. (Wikipédia)

Comme d’habitude, j’ai adoré ce film. Woody Allen a une façon de raconter la vie des gens qui me fascine. Il n’y a guère d’action, juste une observation de la vie de gens ordinaires (ou pas), et pourtant on ne s’ennuie jamais. Et puis y’a Rome ! Comme dans chacun de ses films, Woody Allen met en valeur un cadre, et avant une histoire pour moi c’est avant tout une ville, avec ses multiples atmosphères. Et bien sûr j’ai envie d’y aller maintenant ! ^^ De la même façon que j’avais eu envie d’aller à Paris après « Minuit à Paris » ou à Barcelone après « Vicky, Christina, Barcelona ». Dans To Rome with Love, il y a l’humour, la poésie, la magie même, la lumière, la musique, les ambiances, et Rome. Je suis ressortie du cinéma en chantant ! Allez-y donc, si vous aimez Woody Allen, je vous le conseille.

Et comme d’habitude la bande-annonce (en V.O, mais aussi dispo en V.F sur le net).

Benjamin a perdu sa femme il y a six mois. Il vit comme il peut avec son garçon et sa petite fille, tous trois ayant du mal à faire leur deuil. Il décide alors de tout plaquer, de changer de vie pour s’en sortir et oublier. Il décide d’aller vivre à la campagne, où il trouve la maison de ses rêves. Petit problème : c’est un zoo. Un zoo en difficulté financière, qui, sans acheteur, est condamné à disparaître. Benjamin décide d’acheter la maison, le zoo, de prendre en charge l’équipe allant avec, et d’assumer financièrement les diverses réparations nécessaires à l’ouverture du zoo pour la prochaine saison en juin.

Ce film m’a beaucoup plu pour tout un tas de raisons. D’abord parce-qu’il aborde un thème qui me touche toujours beaucoup : celui du changement, de la volonté de vivre une vie meilleure, plus proche de soi-même, celui de la route vers le bonheur. Mais aussi le thème des relations parents/enfants, relations complexes où la communication est la condition numéro 1 de réussite. Bien sûr le zoo, pour moi un monde merveilleux qui me ramène directement en enfance, qui me fait rêver, avec tous ces beaux animaux, majestueux, certes en captivité mais pas enfermés, respectés, aimés. Matt Damon « juste », dans le rôle d’un père veuf totalement démuni, qui tente tant bien que mal de donner un sens à sa vie.

Un film qui se veut positif. Je suis ressortie de la salle de bonne humeur, avec également l’envie d’avancer moi aussi, pleine d’énergie et de force, l’envie de croire que c’était possible.

Oskar Schell, 11 ans, est un jeune New-Yorkais à l’imagination débordante. Un an après la mort de son père dans les attentats du World Trade Center, le « jour le plus noir », selon l’adolescent, il découvre une clé dans les affaires du défunt. Déterminé à maintenir un lien avec l’homme qui lui a appris à surmonter ses plus grandes angoisses, il se met en tête de trouver la serrure qui correspond à la mystérieuse clé. Tandis qu’il sillonne la ville pour résoudre l’énigme, il croise toutes sortes d’individus qui, chacun à leur façon, sont des survivants. Chemin faisant, il découvre aussi des liens insoupçonnés avec son père qui lui manque terriblement et avec sa mère qui semble si loin de lui, mais aussi avec le monde déconcertant et périlleux qui l’entoure…

(Synopsis d’après Allociné, je n’aurais pas fait mieux.)

Un film magnifique, qui m’a tiré plus d’une larme. Et c’est pourquoi je voulais en parler ici. Voilà un jeune garçon qui joue magnifiquement bien toutes les émotions d’une manière tellement criante de vérité qu’on croirait vraiment qu’il vit sa propre vie. Le film vaudrait le coup d’être vu rien que pour lui et sa façon de jouer exceptionnelle. Quant’à l’histoire … un récit emplie de poésie, d’émotions, de rencontres, d’humanité, de recherche et de dépassement de soi, d’amour … Une belle leçon de vie.

Hugo Cabret sera, je pense, mon film coup de coeur de Noël. C’est histoire d’un petit garçon orphelin, vivant dans la gare Montparnasse dont le travail consiste à en remonter les horloges, qui essaye de réparer un vieil automate pour en découvrir le secret.

C’est ce que j’appelle un beau film. Les décors sont magnifiques, soignés dans les moindres détails. L’histoire est vraiment une belle histoire, sur le rêve, l’amitié, l’amour, une histoire qui fait rêver, qui m’a tiré ma petite larme. C’est aussi une belle ode au cinéma, et moi qui n’y connais pas grand chose, j’ai appris plein de choses.

Les acteurs sont super, le garçon qui joue le héros en particulier joue très bien. J’ai quand même ma préférence pour le libraire joué par Christopher Lee, et puis quelle magnifique libraire !

La 3D vaut le coup également, et pourtant ce n’est pas dans mes habitudes de la plébisciter. Je crois que c’est le meilleur film en 3D que je n’ai jamais vu, mieux qu’Avatar. Paris vu du haut de la tour de la gare Montparnasse est magnifique, l’ascension de cette même tour m’a donné le vertige, l’entrée en gare des trains est époustouflante, et même les vieux films dans les vieilles salles de cinéma ont été adaptés en 3D. On s’imagine le travail de titan qu’il doit y avoir derrière.

Bref, je le conseille, si vous pouvez, allez le voir, et ne vous passez pas de la 3D si on vous la propose.

Comme d’habitude je mets la bande-annonce, en français même si je l’ai vu en VO.

J’en attendais beaucoup de ce film, alors que crois que j’ai été un peu déçue, mais cela reste un très bon animé je trouve.

Nous vivons ici l’histoire personnelle de Chat Potté, avec également le récit de son enfance. La quête, le fil conducteur de tout le film est tirée de l’histoire de Jack et le haricot magique, et a été adaptée ici, pour mettre en avant l’histoire du chat. L’intrigue est donc assez classique (nous partons à la recherche de la poule aux oeufs d’or qui attire toutes les convoitises), mais très drôle, avec beaucoup d’action également. L’humour apporte vraiment un plus au film, et je crois que c’était le but, c’est avant tout un dessin animé qui fait rire.

J’ai apprécié également en savoir plus sur l’histoire de ce chat, qui à mon avis méritait amplement d’avoir son film à lui. Et puis c’est un chat, alors comment ne pas aimer. Plusieurs fois dans le film j’ai cru retrouver Misty et je me suis dit : « c’est tout pareil !  » ^_^

La bande son est excellente également. Il manque des chansons à mon goûts, comme il y en a tant chez Disney, mais bon, nous ne sommes pas chez Disney et il n’y en a pas. Mais la musique de fond n’en reste pas moins superbe.

Et voilà la bande-annonce pour finir, pour que vous puissiez vous faire une idée. 🙂

La grande fan de dessins animés que je suis n’a pas du tout été déçue par celui-là. Et je crois que si j’avais fait le tag des petits bonheurs aujourd’hui, je l’aurais directement rajouté dans la catégorie « dernier film qui m’a procuré un grand bonheur ». On plonge dans le Paris des années 20, et j’adore ce lieu à cette époque. Ensuite le « design » est sublime, très fin, très soigné, très délicat, tout ce que j’aime. Et le gros gros plus du film : la bande originale. Des chansons magnifiques, et il faut dire que les voix suivent aussi puisque les deux rôles principaux sont doublés par Vanessa Paradis et Mathieu Chédid.  Film français, il a été fait pour des acteurs français : les personnages correspondent totalement aux doubleurs, du moins pour ceux que je connais, notamment par leurs attitudes, et parfois par le physique pour certains (je trouve ça frappant en ce qui concerne Vanessa Paradis/Lucille et Gad Elmaleh/Raoul). Cela donne une authenticité certaine selon moi, puisque du coup la voix s’accorde parfaitement avec le personnage.  Quant’à l’histoire en elle-même, elle reste assez simple, assez bateau avec les gentils contre les méchants, mais permet de porter tout le reste. Et je trouve que cela est parfaitement bien fait, tout est parfaitement bien imbriqué. Bref, vous l’aurez compris, je suis conquise. Mais de quoi ça parle au juste vous me direz ? C’est l’histoire d’une puce. Oui d’une puce qui part un malheureux mélange chimique s’est retrouvée à taille humaine. Une puce qui effraie tout le monde, mais adorable, et surtout une puce qui sait chanter et jouer de la guitare. Pour moi ce film est un petit conte de fée, tout comme je les aime, avec sa magie. Un dessin animé plein de bonheur, plein de chaleur, parfait pour entamer l’hiver qui arrive bientôt. Pour vous convaincre, je rajoute ici la bande annonce du film ainsi que la chanson phare : La scène.